Premier gros choc de la saison en Première Ligue, OL Lyonnes – PSG se joue samedi à 21h au Groupama Stadium. L’affiche a l’air d’attirer les regards, mais pas encore les foules. Le club espère dépasser les 10 000 spectateurs ; la billetterie affiche pour l’instant un peu plus de 8 000 ventes. Le suspense tient donc moins au résultat qu’à la capacité de la soirée à transformer curiosité en présence réelle. Les joueuses, elles, portent la responsabilité d’un spectacle qui doit convaincre, selon leur capitaine Wendie Renard : « Ça dépendra de ce que nous faisons sur le terrain… Je pense que ça joue énormément de pouvoir proposer du beau jeu. » Ceci posé, vendre du rêve reste une tâche partagée entre ceux qui organisent et ceux qui jouent.
La fidélité des supporters tient lieu d’argument de vente depuis longtemps. Renard le rappelle avec un pragmatisme qui frôle l’évidence : « OL Lyonnes a un public assez fidèle depuis de nombreuses années. Qu’on joue au Groupama ou dans le petit stade au centre…, ils ont toujours été derrière nous. Il y a toujours les mêmes dans la tribune. » La présidente Michele Kang a visiblement missionné le club pour remplir les gradins. Le message est double : la direction travaille en coulisses et les joueuses doivent, sur le terrain, créer l’attrait — le jeu, les buts, « mettre de l’enthousiasme, de la folie ». Le point important à souligner : l’OL a déjà 18 titres de Championnat au palmarès. Malgré cela, remplir le stade reste une équation non résolue. Réclamer davantage de public n’est pas une critique du passé, c’est une feuille de route pour l’après-midi et la soirée de samedi.
Le plan B commercial est prêt et volontairement bruyant. Avant le coup d’envoi, animations dès 18h30 : show musical avec DJ Kaynixe, battles, blind test, rodéo foot et même un babyfoot géant. Pour les acharnés du divertissement, un DJ set post-match assuré par le collectif Des Gens Cool prolongera la soirée. Autrement dit, le match se joue à plusieurs tableaux : sport, spectacle et expérience grand public. Si l’objectif des 10 000 spectateurs est atteint, il aura autant à voir avec les performances sur la pelouse que avec la capacité du club à vendre une soirée complète. En fin de compte, la morale est simple et un peu sèche : le club peut organiser la fête, la capitane peut en appeler au beau jeu, mais ce sont les 22 sur le terrain qui doivent offrir le spectacle. Si le public répond présent samedi, ce sera d’abord parce qu’il aura été convaincu par ce qu’il voit et ressent. Sinon, la playlist post-match aura fait office de consolation sonore.










